vendredi 21 septembre 2007

SCÈNES EN RÊVE, SCÈNES EN MOTS (4)



A l'enseigne de la Grande Ourse peut faire halte le pèlerin, le passant hanté par la poignance polaire. Le contrecœur d'un foyer ardent lui souffle au visage l'ardeur et comme la braise de l'autre visage, éclat lucide et cru de l'œil d'outre-chair. Demain il montera dans la barque du Soleil — ou dans l'humble patache des pestiférés. Mais à l'entrée du Pont étroit il verra son Ange. Il se ménage une fois encore le sommeil du voyageur, rempli de pas légers, comme dansés ou comme enlevés par l'essor d'une certitude candide ; l'obstination secrète de l'aiguille aimantée désignant le but et le chemin du retour.

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