lundi 10 septembre 2007

MADELEINE À LA VEILLEUSE




La Tour

Mèche de nuit dans l’huile lucide —
l’attente de la détournée
— une corde ceint le ventre rond
mais bréhaigne
proche le crâne-enfant
posé sur les genoux —

Malgré le flot lisse et calme de la chevelure
qui accompagne l’épaule de chair nue,
épanouie, pacifiée —
malgré la ligne pure des jambes —
la croix et une discipline.

“Ne me touche pas !” avait-Il dit
“Tu as tout et tu n’as rien.
Ta fécondité n’est plus de la chair…”

Et grosse de l’Esprit, Madeleine attend
dans l’antre de la nuit méditante
— l’incalculable naissance.


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