jeudi 20 septembre 2007

LE "GANYMÈDE" DE GOETHE



Quels feux dans le matin
Tout autour de moi,
Printemps, mon bien-aimé !
Avec les mille charmes de l’amour
Se presse en mon cœur
L’émotion sacrée
De ton éternelle fièvre,
Infinie beauté !

Oh ! que je puisse t’étreindre
de ces bras !

Las ! je gis sur ton sein
Languissant,
Et tes fleurs, ton herbe
Se pressent sur mon cœur.
Tu apaises la brûlante
Soif de mon sein,
Aimable brise du matin,
De là-bas le rossignol lance
Vers moi son amoureux appel
Hors du val brumeux.

J’arrive ! j’arrive !
Où donc ? Vers où, hélas ?

Là-haut ! Monter là-haut !
Ils se balancent les nuages
Vers le bas, les nuages
Se penchent vers l’amour plein de désir,
Vers moi, vers moi !
Dans votre giron
Vers le haut,
Embrassant embrassé !
Vers le haut
Contre ton sein
Père tout aimant !

Traduction de Diotimos

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